On parle beaucoup de désir, de plaisir… Mais qu’en est-il lorsqu’on ne ressent pas ou peu d’attirance sexuelle ? Lorsque l’idée d’avoir une vie sexuelle ne fait tout simplement pas partie de ses besoins ou envies, de son vécu personnel ?
C’est une réalité vécue par de nombreuses personnes dans une société où la sexualité est encore trop souvent perçue comme une norme universelle.
L’asexualité est une forme de sexualité à part entière, une manière singulière de vivre le lien à soi et aux autres.
En tant que sexologue clinicienne à Saint-Cloud, j’accompagne en sexothérapie celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre leur rapport au désir, à la sexualité ou à son absence et trouver leur propre équilibre dans le respect de leur singularité.
Qu’est-ce que l’asexualité ?
L’asexualité est une orientation sexuelle au même titre que d’autres orientations comme l’hétérosexualité, l’homosexualité, la bisexualité ou la pansexualité. L’asexualité désigne le fait de ne pas ressentir d’attirance sexuelle envers d’autres personnes. Cela ne signifie pas forcément une absence totale de sexualité, ni un rejet du lien amoureux ou du corps. L’expérience de l’asexualité est multiple d’où l’usage du pluriel « les asexualités« .
Une diversité d’expériences sous le terme « asexualité »
Comme pour toutes les orientations sexuelles, il existe une palette de vécus. Certaines personnes :
- Ne ressentent pas d’attirance sexuelle et ne souhaitent pas ou peu de rapports,
- Ressentent rarement du désir seulement dans des contextes spécifiques ou exceptionnels,
- Ne ressentent d’attirance qu’en présence d’un lien affectif profond après une relation de confiance établie,
- Peuvent avoir une activité sexuelle par curiosité, pour le lien de couple ou en réponse à des attentes sociales même sans ressentir d’attirance sexuelle.
Ces nuances rappellent que la sexualité ne se résume ni au désir ni à l’acte, qu’elle est intime, plurielle et singulière.
Ce que l’asexualité n’est pas
À l’image des autres orientations sexuelles, ce vécu ne relève pas d’un trouble, elle exprime simplement une façon d’habiter son corps, son désir, ses relations.
- Ce n’est pas une pathologie,
- Ce n’est pas un trouble du désir sexuel hypoactif,
- Ce n’est pas le résultat d’un traumatisme.
Et si le désir prenait d’autres chemins ?
On parle souvent du désir comme d’un élan universel, spontané, évident. Pourtant, pour certaines personnes, l’attirance sexuelle est absente ou ne se manifeste que dans certaines circonstances. Les asexualités reflètent simplement une autre manière d’habiter son corps, ses relations, son intimité.
Elles invitent à élargir notre compréhension du désir, de l’amour et de la manière de se relier à soi et à l’autre.
L’accompagnement en sexothérapie : pour qui ? pour quoi ?
Certaines personnes asexuelles ressentent le besoin de consulter parce que :
- Se questionnent sur l’absence de désir ou leur sentiment de « décalage »,
- Se sentent incomprises, jugées ou invalidées par leur entourage ou leur partenaire,
- Souhaitent clarifier leur rapport à la sexualité, au corps ou à la relation amoureuse,
- Vivent une souffrance liée à une incompatibilité de désir dans la relation.
Il s’agit d’accueillir une réalité intime parfois méconnue ou marginalisée et de mettre des mots sur un ressenti, un vécu.
Ce chemin permet souvent de mieux se comprendre, de trouver de l’apaisement et de faire des choix relationnels plus conscients et respectueux de ses besoins.
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