On parle souvent de sexualité, de santé, mais plus rarement de santé sexuelle.
Cette dimension du bien-être reste encore trop souvent dans l’ombre, comme si elle était secondaire ou même taboue.
Pourtant, elle fait partie intégrante de notre équilibre physique, émotionnel et relationnel.
Dans mon cabinet de sexothérapie à Saint Cloud, j’accompagne, sans tabou ni jugement, celles et ceux qui souhaitent prendre soin de leur santé sexuelle.
Ma priorité est que chacun·e se sente en confiance, écouté·e et libre d’exprimer son vécu, ses questions ou ses difficultés.
La santé sexuelle : une approche multidimensionnelle
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « la santé sexuelle est un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social en relation avec la sexualité. Elle ne consiste pas seulement en l’absence de maladie, de dysfonction ou d’infirmité. Elle nécessite une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles sources de plaisir et sans risque, libres de toute coercition, discrimination ou violence. Pour atteindre et maintenir une bonne santé sexuelle, les Droits Humains et les Droits sexuels de toutes les personnes doivent être respectés, protégés et réalisés » Cette définition est importante car elle nous rappelle que la sexualité ne se limite pas à l’absence de maladie ou de dysfonction. C’est bien plus vaste que cela.
La santé sexuelle englobe la capacité à vivre sa sexualité de manière positive et respectueuse, à avoir des expériences plaisantes et sécuritaires, libres de toute coercition, discrimination ou violence. Elle implique aussi d’avoir accès à l’information, à l’éducation sexuelle et aux soins de santé.
Les piliers de la santé sexuelle
Le bien-être physique
C’est la dimension la plus connue. Elle inclut la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST), la contraception choisie, le dépistage régulier et la prise en charge des difficultés sexuelles (douleurs, troubles du désir, de l’érection, vaginisme…). Prendre soin de son corps sexuel, c’est aussi connaître son anatomie, écouter ses sensations et consulter sans honte quand quelque chose ne va pas.
Le bien-être émotionnel et mental
Notre psyché joue un rôle fondamental dans notre vie sexuelle. Le stress, l’anxiété, les traumatismes passés, l’estime de soi… tout cela influence notre capacité à vivre une sexualité épanouie. La santé sexuelle, c’est aussi pouvoir exprimer ses désirs, poser ses limites, gérer ses émotions et se sentir en sécurité dans l’intimité.
Le bien-être relationnel et social
La sexualité s’exprime dans la relation à soi et à l’autre, qu’elle soit partagée ou individuelle.
Elle s’inscrit dans un espace de respect, d’égalité, de consentement et de communication qui permettent à chacun·e de vivre une sexualité choisie, assumée et sécurisante.

Le consentement, qu’est-ce que c’est vraiment ?
Le consentement est l’accord libre, éclairé et enthousiaste donné à une activité sexuelle. Il n’est jamais acquis d’avance et peut être retiré à tout moment. Un vrai consentement, c’est :
- Libre : donné sans pression, manipulation ou menace
- Éclairé : la personne comprend ce à quoi elle consent
- Enthousiaste : c’est un « oui » clair, pas une absence de « non »
- Révocable : on peut changer d’avis à n’importe quel moment
- Spécifique : consentir à une chose ne signifie pas consentir à tout
Le silence, l’absence de résistance ou un état altéré (alcool, drogues, sommeil) ne constituent jamais un consentement.
La santé sexuelle inclut aussi le droit de chacun à vivre sa sexualité sans discrimination. Les discriminations liées à la sexualité affectent profondément la sexualité. Elles créent de la honte, de l’anxiété, de la souffrance et empêchent l’accès aux soins et à l’information.

- LGBTQIAphobie : ensemble des attitudes, rejets ou violences envers les personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.
- Racisme : ensemble de préjugés et discriminations basés sur l’origine ou la couleur de peau.
- Sexisme : discrimination fondée sur le genre qui influence profondément la façon d’envisager la sexualité.
Il façonne les rôles, les attentes et les comportements sexuels limitant parfois la liberté d’être soi dans la relation intime.- Validisme : ensemble de préjugés et d’attitudes qui excluent ou invisibilisent les personnes en situation de handicap (qu’il soit moteur, sensoriel, psychique, cognitif ou mental) ou vivant avec une maladie chronique.
Cela se manifeste par une absence de reconnaissance du désir, une surprotection ou un manque d’accès à l’éducation et aux soins sexuels.- Grossophobie : stigmatisation des corps gros dans la société qui touche aussi la sphère intime.
- Discrimination liée à la taille : préjugés ou moqueries envers les personnes jugées “trop petites” ou “trop grandes” souvent renforcés par des normes corporelles rigides ou des injonctions sociétales telle que l’homme doit être plus grand que la femme.
- Âgisme : attitudes ou croyances discriminantes basées sur l’âge. Il se traduit notamment par le déni de la sexualité des personnes âgées.
Pourquoi c’est important d’en parler
Longtemps entourée de silence et de tabous, la sexualité reste encore parfois une zone d’incompréhension ou de gêne.
Parler de santé sexuelle, c’est ouvrir un espace de dialogue serein, inclusif et bienveillant où chacun peut comprendre son fonctionnement, poser des mots et se sentir légitime dans son vécu.
Quelques signes d’une santé sexuelle épanouie
- Se sentir à l’aise avec son corps et sa sexualité
- Pouvoir communiquer ses désirs et ses limites
- Respecter ceux de sa/son partenaire
- Avoir accès aux informations et aux soins nécessaires
- Vivre sa sexualité sans peur, honte ni pression
- Se sentir libre de dire “oui” ou “non”
Et quand ça ne va pas ?
Les problématiques liées à la santé sexuelle peuvent apparaître ponctuellement à certaines périodes de la vie.
Pour d’autres, elles sont présentes depuis longtemps parfois en lien avec des discriminations, des peurs, des tabous ou des expériences de vie douloureuses.
Être accompagné·e par un·e sexologue peut aider à mieux comprendre ce qui se joue, à apaiser ce qui blesse et à trouver un équilibre plus juste. Sexologue : les différentes approches
Prendre soin de sa santé sexuelle, c’est avant tout prendre soin de soi.

